
Le choix d’une égérie n’est jamais anodin. C’est une décision stratégique qui engage une marque durablement.
Lorsque nous avons commencé à réfléchir à l’image de Pure Food France, beaucoup de possibilités existaient. Nous aurions pu opter pour un mannequin ou une belle collection de photos en banque d’images. Ce sont des choix qui fonctionnent et qui rassurent.
Mais nous avons voulu que notre raison d’être ait un visage, un vrai, pas une construction marketing, pas juste des mots, une vraie incarnation. C’est pour cela que nous avons choisi Marie-Eugénie.
Marie-Eugénie est née dans le Val-de-Marne en 1930. Son père travaillait à la SNCF, où il s’occupait du trafic ferroviaire entre la France et l’Europe centrale. Sa mère tenait le foyer, tandis que ses grands-parents tenaient l’épicerie du village.

Deuxième fille d’une fratrie marquée tôt par une perte, elle porte en elle, avec une pudeur qu’on devine encore aujourd’hui, le souvenir d’une sœur aînée disparue trop jeune.
Elle a traversé la guerre et l’Occupation, étudié chez les sœurs.
Son parrain cultivait les roses en région parisienne, et la famille de sa marraine, les orchidées. Tous deux horticulteurs réputés dans toute l’Europe, ils ont transmis très tôt à Marie-Eugénie le goût des fleurs et de leur mise en valeur.

Elle a fait carrière au Crédit Lyonnais à Paris, des décennies durant, à une époque où une femme devait se battre deux fois plus pour gravir les échelons.

Elle a connu le charbon pour se chauffer, et Paris avec ses trains de marchandises au pied des immeubles.
Elle a vécu une histoire d’amour tardive avec Louis, philosophe et écrivain.
Elle a acheté seule un appartement à Paris. Elle y vit depuis 50 ans. Elle a fait sien son immeuble au point de le rebaptiser « la maison », et elle a présidé le conseil syndical comme on préside une famille, pour le bien de tous.

Elle a vu le papier céder la place à la machine à écrire, puis à l’ordinateur, et le téléphone fixe devenir portable.
Elle a été l’aidante (mot qui n’existait pas à l’époque) de sa maman.
Elle a tout traversé. Et elle a continué à avancer.
Et puis évidemment, elle porte le plaisir de bien manger. Pour Marie-Eugénie, manger reste, envers et contre tout, un rendez-vous festif.
C’est une idée simple, presque oubliée : bien manger, ce n’est pas une contrainte qui s’impose avec l’âge. C’est un plaisir qui se défend, à tout âge.
Chez elle, un bon repas ne se négocie pas : ni la qualité, ni le moment, ni la compagnie.

Marie-Eugénie ne porte pas notre message.
Elle lui donne un visage.
Et quel visage !
Merci Marie-Eugénie ♥️