Il y a 11 ans, Sam Bridgewater et moi avons décidé d’agir.
Il y a 11 ans, Mark, le beau-père de Sam, se battait contre un cancer.
Ce qui nous a le plus frappés, c’est la manière dont il perdait peu à peu le plaisir simple et essentiel de manger. Chaque repas devenait une épreuve, un moment de lutte et de frustration.
Voir sa joie de manger disparaître a été un véritable électrochoc.
C’était bouleversant.
Cela vous est-il déjà arrivé de perdre le plaisir d’un bon repas, d’avoir des difficultés à avaler, à déglutir ?
Il y a 11 ans, cela nous a ouvert les yeux sur un problème majeur qui nous concerne tous : les difficultés de manger des personnes fragilisées par la maladie, le handicap, la vieillesse. Nous avons compris que derrière chaque assiette se joue une question de dignité et d’humanité.
Alors, nous avons décidé de ne pas rester spectateurs.
Nous avons décidé de changer la donne.
Il y a 11 ans, nous avons créé The Pure Food Co, pour redonner le plaisir de manger à ceux qui en ont le plus besoin.
Ce mois-ci, nous célébrons 11 années de travail acharné et d’innovation.
Nous sommes présents dans 80 % des EHPAD et dans tous les hôpitaux publics en Nouvelle-Zélande, avec une présence encore plus forte en Australie.
Aujourd’hui, plus de 4 millions de repas sont servis chaque année en Nouvelle-Zélande, en Australie et en France.
Mais nous ne nous arrêtons pas là. Nous continuons, animés par une conviction profonde : un jour, nous serons tous dans cette position. Un jour, nous dépendrons de ce que d’autres auront construit pour nous.
Et c’est maintenant que nous devons agir, pour que chaque personne, quel que soit son âge, puisse vivre avec la dignité qu’elle mérite.
Je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers tous ceux qui ont cru en nous. 🙏
Comme le dit Professeur Bertrand Fougère « Nous serons tous un jour, le vieux de quelqu’un ».
Nous sommes convaincus que nous ne sommes pas extraordinaires ni les plus bruyants, mais que nous sommes assez fous pour non seulement penser que nous pouvons contribuer à changer le monde, mais surtout le faire.
Maia Royal